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BURGHARTZ v. SWITZERLANDOPINION DISSIDENTE DE M. J.C. GEUS

Doc ref:ECHR ID:

Document date: October 21, 1992

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BURGHARTZ v. SWITZERLANDOPINION DISSIDENTE DE M. J.C. GEUS

Doc ref:ECHR ID:

Document date: October 21, 1992

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                  OPINION DISSIDENTE DE M. J.C. GEUS

      Il est incontestable qu'il existe des circonstances dans

lesquelles le port d'un nom ou d'un prénom déterminé peut avoir des

répercussions sur la vie privée de quelqu'un (transsexualisme, nom de

famille ridicule ou imprononçable etc.).

      De telles circonstances sont inexistantes en l'espèce (voir avis

de la Commission, par. 20). L'inconvénient mentionné au paragraphe 29

de l'avis de la Commission ne résulte en effet que du changement de nom

voulu par le requérant.

      Dès lors, l'article 8 de la Convention ne saurait être en cause

que si le port d'un nom de famille faisait partie, par essence, de la

sphère de la vie privée d'une personne.

      J'estime pour ma part que le patronyme d'une personne est sa

caractéristique la plus manifestement publique puisqu'elle permet son

identification par tous, pouvoirs publics et personnes privées, et que

l'on ne saurait prétendre que cet élément d'identification fasse partie

de la sphère d'intimité d'un individu.

      Si le domaine de la vie privée protégée par l'article 8 de la

Convention est plus large que celui de la privacy anglo-saxonne, et

permet à toute personne d'entretenir des relations avec autrui,

singulièrement dans le domaine émotif, afin de développer sa propre

personnalité, il faut néanmoins rappeler que la vie privée cesse là où

l'individu entre en contact avec la vie publique (Commission, rapport

du 12 juillet 1977, affaire Brüggeman et Scheuten, D.R., vol. 10,

p. 100, par. 55 et suivants).

      Enfin, la considération selon laquelle le droit de développer sa

personnalité comprend nécessairement le droit à l'identité, et donc Ã

un nom, (avis, par. 45) est exacte mais ne paraît pas démontrer que la

Convention garantit à chacun de choisir librement un nom de famille et

d'en changer au gré de ses états d'âme.

      Aucun droit protégé n'étant en cause, l'article 14 n'a donc pas

pu être violé.

                              APPENDIX I

                        HISTORY OF PROCEEDINGS

Date                                         Item

_________________________________________________________________

26 January 1990       Introduction of the application

26 February 1990      Registration of the application

Examination of Admissibility

8 April 1991          Commission's decision to invite the Government

                      to submit observations on the admissibility and

                      merits of the application

20 June 1991          Government's observations

30 September 1991     Applicant's observations in reply

19 February 1992      Commission's decision to declare the application

                      admissible

Examination of the merits

19 February 1992)     Commission's consideration of the state

4 July 1992     )     of proceedings

19 October 1992       Commission's deliberations on the merits and

                      final vote

21 October 1992       Adoption of the Report

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