CZERSKI v. POLAND
Doc ref: 50170/14 • ECHR ID: 001-215998
Document date: February 1, 2022
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Publié le 21 février 2022
PREMIÈRE SECTION
Requête n o 50170/14 Krzysztof Jan CZERSKI contre la Pologne introduite le 7 juillet 2014 communiquée le 1er février 2022
OBJET DE L’AFFAIRE
La requête concerne le droit d’interroger ou faire interroger les témoins à charge ( article 6 §§ 1 et 3 d) de la Convention ).
Le requérant a été déclaré coupable des infractions liées aux stupéfiants et condamné en dernier ressort à ce titre à une peine de deux ans d’emprisonnement et à une amende. Il ressort des jugements successifs des juridictions nationales impliquées que la condamnation du requérant a été fondée sur les dépositions effectuées au cours de l’enquête par le co-accusé de l’intéressé, lesquelles dépositions avaient constitué en l’espèce le principal élément de preuve à charge contre le requérant. En première instance le co ‑ accusé du requérant s’est prévalu de son droit de garder le silence et a refusé de répondre aux questions de la part de l’intéressé. Ultérieurement, il a bénéficié du sursis avec mise à l’épreuve en contrepartie de coopération avec les autorités.
Invoquant l’article 6 §§ 1 et 3 d) de la Convention, le requérant se plaint que sa condamnation pénale a été fondée, dans une mesure déterminante, sur les dépositions du témoin que lui-même n’avait pas pu interroger ou faire interroger.
QUESTIONS AUX PARTIES
1. En l’espèce, le requérant a-t-il bénéficié d’un procès équitable, au sens de l’article 6 § 1 de la Convention ? Plus particulièrement, a-t-il eu l’occasion adéquate d’interroger ou faire interroger son co-accusé et principal témoin à charge, comme l’exige l’article 6 § 3 d) de la Convention (voir, en particulier, Al Khawaja et Tahery c. Royaume-Uni [GC], n os 26766/05 et 22228/06, § 118, 15 décembre 2011) ?
2. Existait-il en l’espèce un motif sérieux justifiant l’impossibilité faite au requérant d’interroger ou faire interroger son co-accusé et principal témoin à charge ?
3. Les dépositions faites par le co-accusé du requérant au cours de l’enquête constituaient-elles l’unique ou principal élément de preuve à charge contre l’intéressé ? Dans l’affirmative, la difficulté occasionnée aux droits de la défense du requérant en conséquence d’admission, en tant qu’élément de preuve à charge contre l’intéressé, des dépositions faites par le co-accusé de celui-ci que l’intéressé n’a jamais eu l’occasion d’interroger ou faire interroger, a-t-elle été suffisamment compensée par la mise en place des garanties procédurales adéquates, comme l’exige l’article 6 §§ 1 et 3 d) de la Convention ?
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